Le Mariage Forcé

de Molière


L’auteur

Jean-Baptiste Poquelin (1622-1673), dit Molière, est le plus fameux comédien et dramaturge français ; considéré comme le «Patron» des comédiens...

Acteur, chef de troupe, auteur et metteur en scène, Molière est l’homme de théâtre complet par excellence.

Il joue, en tant qu’auteur, sur toute la gamme des effets comiques, de la farce la plus bouffonne jusqu’à la psychologie la plus élaborée.

Ses pièces où, s’attaquant à un vice de l’esprit ou de la société, il campe des personnages qui forment des types, sont de véritables chefs-d’œuvre. En élevant la comédie, considérée avant lui comme un genre mineur, il a donné un élan vital au théâtre.



La pièce


Sganarelle, 52 ans et fortuné, veut épouser la jeune et belle Dorimène. Son ami Geronimo lui déconseille un tel mariage.

Le galant demande leur avis sur ce point à deux philosophes ; puis s’en remet, ensuite, à deux bohémiennes : leurs réponses ne font qu’accroitre la perplexité du candidat au mariage.

Mais voilà que Dorimène entre en scène avec son amant, Lycaste, auquel elle n’hésite pas à dire, sans savoir que Sganarelle l’entend, qu’elle ne se marie que pour l’argent et compte avant six mois être veuve...

Édifié par de tels propos, Sganarelle veut reprendre sa promesse de mariage auprès de son beau-père. Mais Alcidas, frère de Dorimène, provoque alors Sganarelle en duel...



Notes d’intentions


Si la modernité d’une œuvre réside dans son propos et non dans sa forme, ce n’est pas de moderniser sa forme qui rendra l’œuvre plus moderne.

Par contre, la forme ne servira jamais aussi bien le propos que lorsqu’elle  s’accordera avec l’univers de l’auteur, le style d’une époque, l’esthétique et le rythme de l’œuvre ; ceci afin de trouver son unité. Là est l’origine du concept de mise en scène.

Nous prions donc le public de bien vouloir pardonner notre manque d’ambition en ne voulant pas faire preuve d’origninalité sur le compte de notre défunt Patron.

Nous continuerons à nous efforcer de respecter le droit d’une œuvre à disposer d’elle-même, hors de toute vaine recherche de reconstitution historique.

Mais que le public soit rassuré, les acteurs sont d’aujourd’hui et chacun apportera, avec la sensibilité qui lui est propre, sa part de modernité.

En bref, nous chercherons inlassablement - et humblement - à élever notre interprétation de ces pièces au niveau du génie de leur auteur...

« L’art est de plaire » a dit Molière. Il s’agit, aujourd’hui, de savoir à qui. Au Peuple, ou bien au Prince ?... Une révolution est passée... Notre choix est fait.

Patrice Bousquet, juin 2018







Création 2018

avec
Annie Robert
Patrice Bousquet

Guillaume Paulette
Denis Rolland


Costumes et décor
Agnès Liotté


Régie lumière
Hugo Couvreur


Mise en scène
Patrice Bousquet

Tous droits réservés © Théâtre de l'Orage